Cet article est fourni à titre informatif. Les taux, seuils et échéances 2026 évoluent avec les textes : vérifiez toujours les valeurs applicables à la date de votre déclaration sur le Code général des impôts (CGI) et les communiqués de la Direction générale des impôts (DGI). GZLevel calcule l'IS et prépare la liasse fiscale de vos sociétés, sous le contrôle du comptable.
Quel est le taux de l'IS au Maroc en 2026 ?
En 2026, l'IS marocain repose sur un régime proportionnel : 20 % sur la totalité du bénéfice pour les sociétés dont le résultat fiscal est inférieur à 100 000 000 DH, et 35 % lorsqu'il atteint ou dépasse ce seuil. Le secteur financier (banques, assurances) reste imposé au taux spécifique de 40 %.
Le Maroc applique en 2026 un régime proportionnel : un taux unique s'applique à l'intégralité du bénéfice, sans découpage par tranches. Deux taux de droit commun structurent l'impôt :
- 20 % lorsque le résultat fiscal est inférieur à 100 000 000 DH ;
- 35 % lorsque le résultat fiscal est supérieur ou égal à 100 000 000 DH.
Le secteur financier — établissements de crédit, Bank Al-Maghrib, Caisse de dépôt et de gestion, entreprises d'assurances et de réassurance — demeure imposé au taux spécifique de 40 %.
Point d'attention majeur : au-delà de 100 000 000 DH, le taux de 35 % frappe la totalité du bénéfice, et non la seule fraction dépassant le seuil. C'est la logique du régime proportionnel qui a remplacé l'ancien barème par tranches.
Comment se présente le barème proportionnel de l'IS en 2026 ?
Le barème IS 2026 tient en un tableau simple : 20 % en dessous de 100 000 000 DH de résultat fiscal, 35 % à partir de ce seuil, et un taux spécifique de 40 % pour le secteur financier. Chaque taux s'applique à l'ensemble du bénéfice, ce qui distingue nettement 2026 de l'ancien barème progressif.
Voici le barème de droit commun applicable en 2026 :
| Assiette (résultat fiscal) | Taux d'IS 2026 |
|---|---|
| Inférieur à 100 000 000 DH | 20 % |
| Supérieur ou égal à 100 000 000 DH | 35 % |
| Établissements de crédit, Bank Al-Maghrib, CDG, assurances et réassurance | 40 % |
À retenir : le taux retenu s'applique sur la totalité du résultat fiscal (régime proportionnel). Une société à 90 000 000 DH de bénéfice est intégralement à 20 %, tandis qu'une société à 110 000 000 DH est intégralement à 35 %.
Ces valeurs doivent être confirmées sur les articles 19 du CGI et les dispositions de la Loi de finances 2026 avant tout usage en déclaration.
Comment la réforme 2023-2026 a-t-elle fait converger les taux d'IS ?
La Loi de finances 2023 a instauré une convergence progressive des taux, étalée sur la période 2023-2026. Les petites tranches passent de 12,5 % à 20 %, la tranche intermédiaire de 28,25 % à 20 %, tandis que les très grandes entreprises voient leur taux monter de 32 % à 35 %. En 2026, toutes les tranches inférieures à 100 000 000 DH convergent vers 20 %.
La réforme a supprimé l'ancien barème progressif au profit de deux taux cibles. Voici les points de repère de la trajectoire de convergence :
| Tranche de résultat fiscal | Point de départ (avant réforme) | Cible 2026 |
|---|---|---|
| ≤ 300 000 DH | 12,5 % | 20 % |
| 300 001 – 1 000 000 DH | 20 % (inchangé) | 20 % |
| 1 000 001 – 100 000 000 DH | 28,25 % | 20 % |
| ≥ 100 000 000 DH | 32 % | 35 % |
La tranche 300 001 – 1 000 000 DH était déjà imposée à 20 % depuis 2022 : elle reste inchangée jusqu'à la cible. Sur les quatre ans, les taux ont donc été relevés ou abaissés chaque année pour atteindre les deux taux uniques de 2026.
Ces pourcentages intermédiaires sont des repères de trajectoire : ils sont à confirmer sur la circulaire DGI de la réforme et les lois de finances successives.
Comment passe-t-on du résultat comptable au résultat fiscal ?
Le résultat fiscal découle du résultat comptable : on part du bénéfice comptable, on ajoute les réintégrations (charges non déductibles) et on retranche les déductions (produits non imposables, abattements, report déficitaire). C'est ce résultat fiscal, et non le résultat comptable, qui sert de base au calcul de l'IS.
La formule de base est la suivante :
Résultat fiscal = Résultat comptable + Réintégrations − Déductions
Les réintégrations correspondent aux charges comptabilisées mais non déductibles fiscalement, notamment : - les amendes, pénalités et majorations ; - les charges non justifiées par une pièce régulière ; - la fraction non déductible de certaines charges (dons hors plafond, cadeaux publicitaires excédentaires, etc.) ; - les charges se rapportant à des produits exonérés.
Les déductions viennent réduire l'assiette : - produits non imposables ou déjà taxés ; - abattements sur les produits de participation ; - report des déficits fiscaux des exercices antérieurs.
Ce retraitement est le cœur du travail du comptable : il ne s'automatise jamais entièrement, car chaque réintégration ou déduction doit être justifiée et validée.
Qu'est-ce que la cotisation minimale et comment la calculer ?
La cotisation minimale est un impôt plancher égal à 0,25 % du chiffre d'affaires HT et autres produits d'exploitation, avec un minimum de 3 000 DH. Le taux tombe à 0,15 % pour certains produits à marge réglementée et monte à 4 % pour les professions libérales. La société acquitte le montant le plus élevé entre l'IS et la cotisation minimale.
La cotisation minimale (CM) garantit un impôt même en l'absence de bénéfice. Les taux applicables sont : - 0,25 % : taux normal, sur le chiffre d'affaires HT et autres produits ; - 0,15 % : pour certains produits à marge réglementée (produits pétroliers, gaz, beurre, sucre, farine, eau, électricité, médicaments, etc.) ; - 4 % : pour les professions libérales visées par le CGI.
Le montant de la CM ne peut être inférieur à 3 000 DH.
Les sociétés nouvellement créées bénéficient d'une exonération de cotisation minimale pendant 36 mois à compter du début d'exploitation, dans la limite de 60 mois à partir de la constitution.
Lorsque la CM excède l'IS une année donnée, l'excédent est imputable sur l'IS des trois exercices suivants. L'impôt effectivement dû est toujours : max (IS ; cotisation minimale).
Comment calculer l'IS : un exemple chiffré complet ?
Prenons une société au résultat comptable de 450 000 DH. Après réintégrations (+80 000 DH) et déductions (−30 000 DH), le résultat fiscal atteint 500 000 DH. L'IS s'élève à 500 000 × 20 % = 100 000 DH. La cotisation minimale (0,25 % de 8 000 000 DH) donne 20 000 DH : la société paie donc 100 000 DH.
Déroulons le calcul étape par étape pour une PME dont le chiffre d'affaires HT est de 8 000 000 DH :
- Résultat comptable avant impôt : 450 000 DH.
- Réintégrations (charges non déductibles : amendes, charges non justifiées) : + 80 000 DH.
- Déductions (produits non imposables) : − 30 000 DH.
- Résultat fiscal : 450 000 + 80 000 − 30 000 = 500 000 DH.
5. Calcul de l'IS : le résultat fiscal (500 000 DH) étant inférieur à 100 000 000 DH, le taux de 20 % s'applique à la totalité : 500 000 × 20 % = 100 000 DH.
6. Cotisation minimale : 0,25 % × 8 000 000 = 20 000 DH (supérieure au minimum de 3 000 DH).
7. Impôt dû : on retient le montant le plus élevé, soit max (100 000 ; 20 000) = 100 000 DH.
Ici l'IS dépasse la cotisation minimale : la société acquitte 100 000 DH. Cet impôt servira de base au calcul des acomptes de l'exercice suivant.
Comment fonctionnent les acomptes provisionnels de l'IS ?
L'IS se règle par quatre acomptes provisionnels égaux à 25 % de l'impôt dû au titre de l'exercice précédent, versés au plus tard les 31 mars, 30 juin, 30 septembre et 31 décembre. La base de ces acomptes est l'impôt dû N-1, c'est-à-dire le montant le plus élevé entre l'IS et la cotisation minimale de l'année précédente.
Le paiement de l'IS est fractionné en quatre acomptes de 25 % chacun, calculés sur l'impôt dû de l'exercice précédent :
| Acompte | Échéance |
|---|---|
| 1er acompte | 31 mars |
| 2e acompte | 30 juin |
| 3e acompte | 30 septembre |
| 4e acompte | 31 décembre |
La base des acomptes de l'année N est l'impôt dû N-1, lui-même égal à max (IS N-1 ; cotisation minimale N-1). En reprenant l'exemple précédent (impôt dû 100 000 DH), chaque acompte serait de 25 000 DH.
Après la clôture, la société régularise : si les acomptes versés dépassent l'impôt réellement dû, l'excédent est reporté ou remboursé ; dans le cas inverse, elle verse le solde lors de la déclaration annuelle.
La Contribution Sociale de Solidarité se distingue-t-elle de l'IS ?
Oui. La Contribution Sociale de Solidarité (CSS) est un prélèvement distinct de l'IS, dû par les sociétés dont le bénéfice net atteint ou dépasse 1 000 000 DH. Non déductible et sans imputation des déficits antérieurs, elle s'ajoute à l'IS selon un barème progressif. Ses taux et bornes doivent être vérifiés sur le texte de la Loi de finances 2026.
La CSS n'est pas une tranche d'IS : c'est une contribution additionnelle, non déductible du résultat fiscal, calculée sans imputation des déficits antérieurs, et due uniquement lorsque le bénéfice net est supérieur ou égal à 1 000 000 DH.
Le barème progressif souvent cité est le suivant — à confirmer impérativement sur le texte officiel de la Loi de finances 2026 ou la circulaire DGI avant tout usage :
| Bénéfice net (base CSS) | Taux CSS (à vérifier sur la LF 2026) |
|---|---|
| 1 000 000 – 5 000 000 DH | 1,5 % |
| 5 000 001 – 10 000 000 DH | 2,5 % |
| 10 000 001 – 40 000 000 DH | 3,5 % |
| Supérieur à 40 000 000 DH | 5 % |
Ne confondez jamais la CSS avec l'IS dans vos déclarations : ce sont deux prélèvements séparés, avec des bases et des règles propres.
Quand et comment télédéclarer l'IS et déposer la liasse fiscale ?
La déclaration du résultat fiscal et le paiement du solde d'IS interviennent dans les trois mois suivant la clôture, soit le 31 mars pour un exercice civil (délai légal, article 20 du CGI). Pour 2026, l'échéance pratique communiquée par la DGI est le 1er avril 2026. La télédéclaration s'effectue via le portail SIMPL de la DGI.
Deux dates coexistent et doivent être lues ensemble : - Délai légal : dans les 3 mois suivant la clôture de l'exercice, soit le 31 mars pour un exercice qui coïncide avec l'année civile (règle des trois mois, article 20 du CGI) ; - Échéance pratique 2026 communiquée par la DGI : 1er avril 2026 pour plusieurs catégories de contribuables.
Vérifiez la note ou le communiqué DGI applicable à votre société avant de retenir une date : ne considérez pas une seule échéance comme la seule valable.
La télédéclaration et le télépaiement sont obligatoires et se font via le portail SIMPL de la DGI, accompagnés de la liasse fiscale (états de synthèse et tableaux). Retrouvez l'ensemble des échéances de l'année dans le calendrier fiscal 2026.
Pensez à articuler ces obligations avec vos autres déclarations : la déclaration de TVA, l'impôt sur le revenu (IR) et la facturation électronique.
Comment reporter un déficit et quelles exonérations d'IS existent ?
Un déficit fiscal se reporte sur les quatre exercices suivants ; la fraction correspondant aux amortissements se reporte sans limite de durée. Côté cotisation minimale, les entreprises nouvellement créées en sont exonérées pendant 36 mois à compter du début d'exploitation, dans la limite de 60 mois depuis la constitution de la société.
Le report déficitaire permet d'imputer un déficit sur les bénéfices ultérieurs : - la partie du déficit hors amortissements est reportable sur les quatre exercices suivants ; - la fraction correspondant aux amortissements est reportable sans limitation de durée.
Les principaux allègements liés à la cotisation minimale et au démarrage d'activité : - exonération de cotisation minimale pendant 36 mois pour les sociétés nouvellement créées (plafond de 60 mois depuis la constitution) ; - imputation de l'excédent de CM sur l'IS des trois exercices suivants.
D'autres régimes de faveur (zones d'accélération industrielle, Casablanca Finance City, exportateurs, etc.) prévoient des taux réduits ou des exonérations temporaires : confirmez leur contenu et leur durée sur le CGI en vigueur, car ces dispositifs évoluent avec chaque loi de finances.
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Réserver une démonstrationQuestions fréquentes sur l’IS au Maroc
Les réponses aux questions que se posent le plus souvent les cabinets et les dirigeants de sociétés.
Quel est le taux normal de l'IS au Maroc en 2026 ?
En 2026, le taux de droit commun est de 20 % pour un résultat fiscal inférieur à 100 000 000 DH et de 35 % lorsqu'il atteint ou dépasse ce seuil. Le secteur financier (banques, assurances, réassurance) est imposé à 40 %.
L'IS 2026 est-il calculé par tranches ?
Non. Depuis la fin de la réforme 2023-2026, l'IS suit un régime proportionnel : le taux retenu (20 %, 35 % ou 40 %) s'applique à la totalité du bénéfice, et non à des tranches successives comme dans l'ancien barème progressif.
Quel est le montant minimum de la cotisation minimale d'IS ?
La cotisation minimale ne peut être inférieure à 3 000 DH. Elle est calculée au taux de 0,25 % du chiffre d'affaires HT et autres produits (0,15 % pour certains produits à marge réglementée, 4 % pour les professions libérales).
Quand faut-il déclarer et payer l'IS en 2026 ?
La déclaration et le paiement du solde interviennent dans les trois mois suivant la clôture, soit le 31 mars pour un exercice civil (article 20 du CGI). Pour 2026, l'échéance pratique communiquée par la DGI est le 1er avril 2026.
Comment sont calculés les acomptes provisionnels de l'IS ?
L'IS se paie en quatre acomptes égaux à 25 % de l'impôt dû de l'exercice précédent, aux 31 mars, 30 juin, 30 septembre et 31 décembre. La base est l'impôt dû N-1, soit le plus élevé entre l'IS et la cotisation minimale N-1.
Qu'est-ce que le résultat fiscal en matière d'IS ?
Le résultat fiscal est égal au résultat comptable augmenté des réintégrations (charges non déductibles) et diminué des déductions (produits non imposables, abattements, report déficitaire). C'est lui, et non le résultat comptable, qui sert d'assiette à l'IS.
La Contribution Sociale de Solidarité fait-elle partie de l'IS ?
Non. La CSS est un prélèvement distinct de l'IS, dû lorsque le bénéfice net atteint ou dépasse 1 000 000 DH. Elle est non déductible, s'applique sans imputation des déficits antérieurs et s'ajoute à l'IS ; ses taux sont à vérifier sur la LF 2026.
Une société nouvellement créée paie-t-elle la cotisation minimale ?
Non, pas immédiatement : les sociétés nouvellement créées sont exonérées de cotisation minimale pendant 36 mois à compter du début de leur exploitation, dans la limite de 60 mois à partir de la date de constitution.
Comment reporter un déficit fiscal à l'IS ?
Le déficit fiscal se reporte sur les quatre exercices suivants. La fraction du déficit correspondant aux amortissements est, quant à elle, reportable sans limitation de durée, ce qui la distingue du reste du déficit.
Comment télédéclarer l'IS au Maroc ?
La télédéclaration et le télépaiement de l'IS sont obligatoires et s'effectuent via le portail SIMPL de la Direction générale des impôts (DGI), accompagnés de la liasse fiscale (états de synthèse et tableaux annexes).
Sources et références
Ce guide s’appuie sur le Code Général des Impôts, les lois de finances 2023-2026 et les notes de la DGI. Les taux, la cotisation minimale et les seuils sont à re-vérifier sur les textes officiels à la date de votre lecture.